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. i ls' agit d’une opération-pilote sur ce segment

· Le holding organise un concours d’architecture
· Les résultats de la consultation rendus publics dans 3 mois
Le logement social a toujours eu mauvaise presse. Et pour cause, il est le plus souvent synonyme de travail bâclé, sans aucun souci esthétique. Pis encore, la qualité de la finition et de certains matériaux (menuiserie, ferronnerie, plomberie, sanitaire…) laissent souvent à désirer. Aujourd’hui, Al Omrane veut mettre un terme à cette étiquette qui colle à ce type de logement. Pour ce faire, la holding vient de lancer un avis de concours d’architecture. La démarche fait suite au nouveau dispositif de relance du logement social (cf. www.leconomiste.com).
Parmi ces mesures, figure la révision à la baisse du nombre d’unités constructibles dans le cadre du programme d’habitat social, qui passe de 1.500 à 500 logements, réalisés en 5 ans. Ce qui ouvre grand la porte aux petits promoteurs immobiliers qui peuvent désormais soumissionner via des groupements. Mais pour éviter les dérapages et harmoniser les constructions, la tutelle a conditionné le dispositif contenu dans la loi de Finances 2010 en matière de logement social par le respect d’un nouveau cahier des charges. Les nouvelles spécifications techniques portent sur la qualité urbaine et architecturale des projets immobiliers, le respect de l’environnement et le souci de l’efficacité énergétique. L’optimisation et la maîtrise des coûts ainsi que l’innovation font également partie des nouvelles normes de construction de l’habitat social. «Les nouvelles exigences du département de l’Habitat portent désormais sur la construction d’un logement social adéquat non plus seulement par le prix, mais aussi par la qualité du bâti. Il s’agit également de veiller à la conception d’un logement social porteur d’une valeur ajoutée esthétique», tient à préciser Mouna Diaa Lahlou, directrice de la Promotion immobilière au département de l’Habitat. Ainsi, pour servir de référence, Al Omrane tient à donner l’exemple. La holding lance un avis de concours destiné aux architectes nationaux. Une consultation portant sur la construction d’un premier programme de 10.000 logements sociaux, dont le prix de cession sera plafonné à 250.000 DH hors TVA. «Ce concours s’inscrit dans notre démarche d’amélioration de la qualité de nos produits en général. Les acquéreurs sont devenus plus exigeants en termes de confort, d’équipements de proximité, d’espaces verts…», explique Mohamed Benabdessalam, en charge de la direction des programmes d’Al Omrane. Des jurys régionaux procèderont à l’examen des projets. Composés des conseils régionaux d’architectes, des représentants des walis… ces jurys seront présidés par les maires. Les résultats du concours seront proclamés dans deux ou trois mois. Les projets présentés devront respecter les termes du nouveau cahier des charges. Une feuille de route intégrant de nouvelles prescriptions de sécurité et de qualité. Elles portent sur la bonne gestion des chantiers, la tenue d’un cahier de chantier, le recours aux bureaux de contrôle technique, la plantation d’un nombre d’arbres d’une hauteur de 3 mètres correspondant au nombre de logements réalisés. Par ailleurs, le promoteur immobilier devra offrir une garantie de 3 ans relative à l’entretien des bâtiments, notamment en matière d’étanchéité, canalisations extérieures d’eau et d’assainissement. L’efficacité énergétique a également été intégrée dans la nouvelle feuille de route des promoteurs immobiliers. Pour la chasse au gaspi, le cahier des charges exige désormais l’installation de chauffe-eau solaires, des lampes et douilles à basse consommation aussi bien pour l’éclairage intérieur que celui public. Par ailleurs, les agences urbaines devront veiller à la qualité architecturale des bâtiments. Pour plus de garantie, l’architecte devra obligatoirement graver son nom sur une plaque en marbre à l’entrée de chaque bâtiment.
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